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image description Les avantages de la survie des femmes après la phase post-reproductive au 18 et 19ème siècle
A la différence de la plupart des animaux, l’être humain peut survivre après sa phase de reproduction. Des études chez la femme ont montré que cette période post reproductive était bénéfique sur la reproduction de leur descendance. Mais on ne sait pas vraiment quel en est le gain en terme de forme physique.

Cinq cent trente sept femmes nées au 18 et 19ème siècle en Finlande et 2300 nées à la fin du 19ème au Québec ont été sélectionnées à partir des registres obligatoires historiques. A ces époques, les grands parents participaient aux activités de la maison et s’occupaient des petits-enfants.

Dans les 2 cohortes historiques, la durée de vie des femmes en phase post-reproductive augmenterait significativement avec le nombre des petits enfants sans qu’il y ait de relation avec le nombre de leurs propres enfants. D’après les auteurs, le niveau socio-économique, l’unité de lieu et de temps n’auraient pas de lien avec la durée de vie post-reproductive chez ces femmes. Sur les données finlandaises, il a été montré que lorsque ces femmes sont vivantes après leur phase de reproduction, leurs enfants (filles et fils) auraient plus d’enfants et ces derniers arriveraient plus souvent à l’âge adulte. Il est montré aussi que leurs filles auraient un taux de fécondité plus élevé, que l’âge de leur première grossesse serait plus précoce et que ces grossesses seraient plus rapprochées. La courbe de survie des petits enfants augmenterait avec la présence de la grand-mère et dépendrait aussi de son âge (<60 ans). Enfin, les risques de décès chez ces femmes pourraient dépendre des évènements familiaux liés à la naissance des descendants.

Cette étude nous montre l’importance des grand-parents en terme de transmission du savoir et du savoir faire auprès de leur descendance directe. Ces données pourraient expliquer en partie les résultats en terme de renouvellement des générations. La faible prise en compte des facteurs de confusion potentiels est une des limites de cette étude.
Caractéristiques des femmes finlandaises et canadiennes étudiées. La longévité ne concerne que les femmes qui ont vécu au-delà de 50 ans
  Finlande Canada
Nombre d’enfants adultes 3,8 ± 2,2 (0-12) 5,1 ± 2,9 (1-16)
Nombre de petits enfants 11,3 ± 10,8 (0-53) 38,2 ± 28,0 (0-157)
Longévité 67,5 ± 10,2 (50-100) 74,0 ± 10,9 (50-100)
Publié en Juin 2004
Auteur : M. de Stampa - Hôpital Sainte-Périne,  Paris
Références : Lahdenpera M, Lummanaa V, Helle S, Tremblay M, Russell AF. Fitness benefits of prolonged post-reproductive lifespan in women. Nature. 2004 ; 428 :178-181