Après un accident vasculaire cérébral, une hyperuricémie semble être un facteur de mauvais pronostic.
Plusieurs études d’envergure ont pu mettre en évidence une association entre une élévation de la concentration sérique de l’acide urique et une augmentation de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaire. En particulier, chez les personnes âgées, une hyperuricémie est associée de manière indépendante à une augmentation de l’incidence des accidents vasculaires cérébraux (AVC) d’issue fatale. Des chercheurs anglo-saxons ont analysé le devenir à 90 jours de patients hospitalisés à la suite d’un AVC en fonction de leur concentration sérique en acide urique, mesurée dans les 24 heures suivant leur admission. L’étude a porté sur un groupe de 3731 patients, âgés de 63 à 80 ans. Indépendamment des autres facteurs pronostiques et de la sévérité de l’AVC, une élévation de l’acide urique est associée à une issue moins favorable à 90 jours (odds ratio de 0,78 par incrément de 0,1 mmol/L) et à une augmentation des complications vasculaires ultérieures (risque relatif de 1,27 pour chaque élévation de 0,1 mmol/L).
Publié en Septembre 2003
Références : Weir CJ et al. Stroke: 2003; 34, 1951-1957