Chez le sujet âgé, le risque de développer une insuffisance cardiaque est inversement corrélé au niveau sérique d’IGF-I.
Chez l’insuffisant cardiaque, un faible niveau circulant d’Insulin-Like Growth factor I, ou IGF-I, est corrélé au degré de sévérité de la dysfonction ventriculaire. Des effets bénéfiques de ce peptide ont par ailleurs été mis en évidence sur le remodelage ventriculaire dans des études expérimentales. Une analyse prospective a ainsi été réalisée dans le cadre de l’étude de Framingham sur une population de plus de 700 sujets âgés (moyenne 78,4 ans; 67% de femmes) afin de clarifier la relation éventuelle entre les risques d’insuffisance cardiaque et la concentration d’IGF-I. Au départ, les sujets inclus dans l’étude n’avaient pas d’antécédent d’infarctus du myocarde et ne souffraient pas d’insuffisance cardiaque. Après un suivi moyen de 5,2 années, les participants qui avaient une concentration sérique d’IGF-I ≥ 140 μg/L (valeur médiane) avaient un risque d’insuffisance cardiaque réduit de moitié par rapport à ceux dont la concentration était inférieure à cette valeur. Ainsi, même en l’absence d’antécédent d’infarctus, le risque d’insuffisance cardiaque est inversement corrélé au niveau sérique d’IGF-I.
Publié en Novembre 2003
Références : Vasan RS et al; Ann Int Med: 2003; 139, 642-648