Dans l’étude américaine Women’s Health Initiative, le traitement hormonal substitutif augmenterait le risque d’accident vasculaire cérébral d’origine ischémique.
Les bénéfices et les risques du traitement hormonal substitutif ont été évalués sur une grande échelle dans l’étude américaine WHI (Women’s Health Initiative). Les participantes, ménopausées et âgées de 50 à 79 ans, ont été randomisées en deux groupes, témoin et traité composés respectivement de 8102 et 8506 personnes. Plusieurs critères d’exclusion ont été définis afin d’éliminer les sujets à risque, comme l’hypertension artérielle non traitée, l’alcoolisme, la toxicomanie, les maladies mentales incluant les démences ou un antécédent de cancer dans les 10 années précédentes. Les sujets du groupe traité recevaient 0,625 mg d’œstrogène équin conjugé et 2,5 mg de medroxyprogestérone. La durée de l’étude était de 5,6 ans durant laquelle les patientes étaient suivies en consultation tous les ans et par téléphone tous les 6 mois. Le nombre d’accidents vasculaires cérébraux répertoriés durant cette période était de 151 dans le groupe traité et 107 dans le groupe témoin, soit des fréquences de 1,8% et 1,3%. Cette différence était essentiellement liée aux accidents ischémiques, majoritaires, la fréquence des accidents hémorragiques étant identique dans les deux groupes. Ces données montrent que l’usage d’un traitement hormonal substitutif selon le schéma de cette étude augmente le risque d’accident vasculaire cérébral indépendamment des autres facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète ou le tabagisme.
Publié en Août 2003
Références : Wassertheil-Smaller S. et al; JAMA: 2003; 289, 2673-2682