Il serait possible d’améliorer la fonction cardiaque des sujets âgés ou diabétiques en les traitant avec des agents susceptibles de rompre les liaisons des protéines glyquées.
Au cours du vieillissement comme lors du diabète, une augmentation du collagène tissulaire induit une fibrose cardiaque. De plus, la glycation des protéines de structure, résultant d’une réaction non-enzymatique entre ces protéines et le glucose circulant, est responsable d’une diminution de la fonction systolique et d’une perte d’élasticité aortique. Une des interventions pharmacologiques potentielle serait de briser ces pontages entre protéines et sucres. Cette approche vient d’être testée sur des chiens âgés de 9 à 12 ans chez lesquels un diabète avait été induit expérimentalement. L’administration chez ces animaux de chlorure de phenyl-4,5-dimethylthazolium (ALT-711), un agent connu pour briser les produits de glycation, restorait la fonction ventriculaire, réduisait la rigidification des gros troncs, diminuait la masse ventriculaire gauche et prévenait l’accumulation du collagène de type I et II, sans affecter le taux de glucose plasmatique. Ces données spectaculaires ouvrent une voie thérapeutique dans le traitement de l’insuffisance cardiaque chez le sujet âgé, et en particulier diabétique.
Publié en Décembre 2003
Références : Liu J et al; Am J Physiol: 2003; 285, 2587-91.