La force de préhension peut-elle être considérée en elle-même comme un marqueur de fragilité ?
La valeur prédictive de la force de préhension comme marqueur de fragilité vient d’être évaluée par comparaison avec d’autres paramètres couramment utilisés en clinique. Cette évaluation a porté sur 717 hommes et femmes âgés de 64 à 74 ans vivant en Grande-Bretagne. Chez les hommes, une force de préhension faible était significativement corrélée à la baisse de fonction cognitive, à l’opacité du cristallin, au seuil d’audition, à un mauvaise vue, à une hémoglobine basse, à un taux élevé de phosphatase alkaline, à une mauvaise dentition, à une démarche incertaine, à une fracture et à de l’arthrose. Chez les femmes, la force de préhension était corrélée à la baisse de fonction cognitive, au seuil d’audition, à une démarche incertaine, à de l’arthrose, à des troubles cardiovasculaires et à la finesse fine. A titre de comparaison, l’âge chronologique était corrélé à 7 de ces paramètres chez l’homme et 3 chez la femme. Il semble ainsi que la force de préhension soit bien un marqueur propre de fragilité et que cette relation ne s’explique pas simplement par un lien avec l’âge chronologique.
Publié en Décembre 2003
Références : Syddall H. et al; Age Ageing: 2003; 32, 650-656