La longueur des télomères serait un reflet de l’état de santé.
Les télomères sont les extrémités des chromosomes dont l’une des fonctions serait de les protéger. La longueur des télomères ainsi que l’activité de la télomérase, l’enzyme qui permet de les régénérer, joueraient un rôle important dans la faculté de réparation des tissus. Leur raccourcissement serait ainsi l’un des mécanismes responsable du vieillissement. Il existe cependant de nombreuses divergences de vue sur la relation entre la longueur des télomères et le risque de mortalité. Une nouvelle étude a été réalisée dans ce sens sur les participants de la Health Aging and Body Composition study. Cette cohorte était constituée de 3 075 participants, dont 939 hommes et 855 femmes d’origine caucasienne et 552 hommes et 729 femmes d’origine afro-américaine, tous âgés de 70 à 79 ans. Les mesures de télomères, effectuées sur les globules blancs, ont été réalisées avec succès chez 2 721 personnes. Au cours des 10 années de suivi, 975 décès ont été enregistrés. Globalement les femmes avaient des télomères plus longs que les hommes. L’espérance de vie en bonne santé était plus faible chez les noirs que chez les blancs (4,3 versus 5,6 années). Il n’y avait aucune relation entre la longueur des télomères et le risque de mortalité, quelle qu’en soit la cause. En revanche, des télomères plus longs étaient associés à un état de santé jugé très bon ou excellent par les participants. Plutôt qu’un indicateur de longévité, la longueur des télomères pourrait constituer un marqueur biologique de l’état de santé, voire même un marqueur du vieillissement réussi.
Publié en Octobre 2009
Références : Njajou OT et al. J Gerontol Biol Sci Med Sci. 2009;64A:860-864