La prise régulière d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens diminue-elle le risque de maladie de Parkinson ?
Si des effets protecteurs des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) ont été décrits sur des modèles expérimentaux de maladie de Parkinson, aucune étude épidémiologique concernant une relation éventuelle entre la prise d’AINS et le risque de développer cette pathologie, n’avait été jusqu’ici publiée. Pour répondre à cette question, une vaste étude prospective a été conduite sur deux grandes cohortes américaines, l’une de 98 845 femmes faisant partie de la Nurses’ Health Study et l’autre de 44 057 hommes faisant partie de la Health Professionals Follow-up Study. Tous étaient sans antécédent d’accident vasculaire cérébral, de cancer ou de maladie de Parkinson à l’inclusion. Le premier groupe a été suivi de 1980 à 1998 et le second de 1986 à 2000. Les participants qui prenaient régulièrement des AINS en début d’étude, en dehors de l’aspirine, avaient un risque relatif de développer une maladie de Parkinson diminué de 45% par rapport à ceux qui n’en prenaient pas de façon régulière. Une diminution similaire du risque était observée chez ceux qui étaient habitués à consommer de l’aspirine, mais cet effet n’était pas significatif.
Publié en Octobre 2003
Références : Chen H et al; Arch Neurol: 2003; 60, 1059-1064