La prudence reste de mise lorsque l’on pratique des activités physiques en extérieur.

L’activité physique régulière fait partie des recommandations habituelles pour ralentir la perte osseuse et prévenir les fractures liées à l’ostéoporose, même si les bénéfices sur le long terme n’ont pas encore été clairement objectivés. Une étude de cohorte a été réalisée dans ce sens par une équipe finlandaise auprès de 8 560 femmes en périménopause, soit entre 47 et 56 ans, lors de leur recrutement. Elles ont été régulièrement suivies pendant 15 ans grâce à des questionnaires portant sur leur mode de vie qui leur étaient adressés tous les 5 ans. Une mesure de densité minérale osseuse au niveau lombaire et fémoral était également pratiquée selon la même périodicité et la survenue de fractures éventuelles ainsi que leurs causes étaient renseignées. Au cours de cette étude, 2 641 fractures survenues chez 2 073 femmes ont été recensées. Les participantes ont été réparties en 4 groupes en fonction du temps moyen consacré à des activités physiques de loisir, soit 0,4 - 1,7 - 3,3 et 7 heures par semaine. La perte osseuse au niveau de l’extrémité supérieure du fémur était significativement plus faible chez les femmes qui avaient une activité physique régulière, mais pas au niveau des vertèbres lombaires. Toutefois, le risque de fracture du poignet était augmenté de 20 à 40% chez les femmes les plus actives. Dans 70% des cas ces fractures étaient survenues lors d’une chute, le plus souvent au cours de l’hiver. Si une activité physique régulière mérite d’être encouragée, le fait de pratiquer des activités de loisir en extérieur expose à certains risques accidentels qui ne doivent pas être totalement occultés.

Publié en Décembre 2010
Références : Rikkonen T et al. J Bone Min Res. 2010;25:2332-2340.