La simple évaluation de l’appétit est une donnée très utile.
Des chercheurs israéliens ont étudié les relations entre l’alimentation, la dépense énergétique et la mortalité en suivant pendant 9 ans près de 300 participants âgés de 70-82 ans appartenant à la Health, Aging and Body Composition study . Les paramètres de suivi incluaient les apports nutritionnels évalués par un questionnaire de fréquence alimentaire, un indice d’alimentation saine, l’appétit et le plaisir de manger. La dépense énergétique quotidienne a été calculée par méthode isotopique. Les données de mortalité, toutes causes confondues, ont été colligées pendant tout le suivi. Par rapport aux sujets qui avaient la dépense énergétique la plus basse, ceux qui étaient les plus actifs étaient surtout de sexe masculin, avaient un meilleur appétit, des apports énergétiques et un indice de masse corporelle plus élevés, étaient plus souvent mariés et avaient des niveaux d’IL-6 et de CRP plus hauts. Les participants ayant l’alimentation la plus saine avaient de meilleurs scores aux tests cognitifs et un niveau d’éducation plus élevé. Les personnes qui annonçaient une amélioration de leur appétit au cours du suivi ainsi que celles qui considéraient avoir bon appétit avaient un moindre risque de décéder, même après ajustement sur les facteurs de confusion. Ces résultats sont utiles en pratique clinique, puisqu’une simple question sur l’appétit peut donner des informations importantes sur le risque de détérioration et de mortalité des sujets de plus de 70 ans.
Publié en Juillet 2009
Références : Shahar DR et al. J Nutr Health Aging. 2009;13:414-420