L’activité physique est bien un gage d’autonomie à long terme.
S’il est couramment admis que l’exercice physique est important pour un vieillissement en bonne santé, peu d’études prospectives à long terme l’ont vraiment démontré. Des résultats très positifs à ce sujet viennent d’être publiés dans Archives of Internal Medicine. En 1985, l’activité physique de 229 femmes âgées en moyenne de 74 ans a été évaluée dans le cadre d’un programme d’intervention visant à favoriser la pratique de la marche. Cette activité a été réévaluée en 1995 et 1999 à l’aide de questionnaires et de tests fonctionnels. La mesure subjective et objective de l’activité physique au début de l’étude était un prédicteur indépendant de la vitesse de marche 14 ans après. Chez les femmes les plus actives elle était de 1,17 m/s, chez celles qui étaient peu actives elle était de 1,15 m/s et chez les femmes inactives de 1,03 m/s. Le pourcentage de personnes ayant des difficultés à assumer les gestes de la vie quotidienne était de 38% dans le groupe le plus actif, 40% dans le groupe intermédiaire et 59% pour les femmes les moins actives. Les auteurs de cette étude en déduisent qu’il existe bien une relation entre le niveau d’activité physique et les performances fonctionnelles à long terme.
Publié en Novembre 2003
Références : Brach J. S et al; Arch. Intern. Med: 2003; 163, 2565-2571