L’apathie doit être reconnue et traitée pour bien récupérer d’un accident vasculaire cérébral.
L’apathie, ou perte d’intérêt, est parfois observée après un accident vasculaire cérébral (AVC) et pourrait avoir un impact sur le rétablissement des patients. En effet, les nouvelles méthodes de rééducation des AVC, pour être efficaces, nécessitent de la motivation et de la coopération de la part du malade. On pourrait facilement imaginer que l’apathie soit alors un obstacle préjudiciable à une bonne récupération après un AVC. Les 408 patients inclus dans cette étude avaient un aidant qui a répondu à un questionnaire 1, 3, 6 mois, et 1 an après l’accident vasculaire. Un peu plus de la moitié des sujets ne présentaient pas d’apathie, 33% avait une apathie mineure qui est restée stable au cours de l’année suivant l’AVC, et 3% avaient une apathie élevée et stable sur un an. Enfin, 7% des sujets présentaient une apathie qui s’est améliorée ou aggravée au cours de l’année. De mauvaises fonctions cognitives, une altération fonctionnelle sévère et une comorbidité élevée étaient des facteurs prédictifs d’apathie. Une apathie élevée avait un effet péjoratif sur la récupération des capacités physiques, l’intérêt général et la participation aux activités sociales, la santé objective et subjective au cours des 12 mois suivant l'AVC. Les auteurs insistent sur le fait que l’apathie peut être quantifiée et devrait être systématiquement recherchée chez les patients ayant présenté un AVC car elle peut être un obstacle à l’amélioration de l’état de santé.
Publié en Décembre 2009
Références : Mayo NE et al. Stroke. 2009;40:3299-3307