Le risque d’accident vasculaire cérébral est augmenté après un zona.
Nombreuses sont les personnes porteuses du virus de la varicelle. Après guérison des atteintes cutanées, le virus s’installe dans les ganglions nerveux où il entre en dormance. Une réactivation peut survenir chez les personnes âgées à la faveur, par exemple, d’un affaiblissement des défenses immunitaires et se traduire par une poussée de zona. L’extension vers les vaisseaux sanguins peut engendrer une réponse inflammatoire avec risque de thrombose, en particulier, au niveau de la circulation cérébrale. La question se pose alors de savoir si un zona pourrait majorer le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Pour tenter d’y répondre, une cohorte de 7 760 patients qui avaient été traités pour un zona et recrutée sur une période de 5 ans a été comparée à 23 280 sujets témoins. Au cours de l’année suivant l’accès de zona, 439 sujets ont été victimes d’un AVC. Après avoir pris en compte les diverses comorbidités ainsi que les paramètres socioéconomiques et démographiques, il est apparu que le développement d’un zona augmentait le risque d’AVC de 30% au cours de l’année qui suit. Ce risque était multiplié par 4,3 en cas de complications ophtalmiques. Ce sont surtout les AVC hémorragiques qui deviennent plus fréquents après un zona. Bien qu’une atteinte vasculaire soit une complication fréquente après ce type d’infection virale, il ne semble pas, pour les auteurs, que ce soit la seule explication à l’augmentation du risque d’AVC.
Publié en Décembre 2009
Références : Kang J-H et al. Stroke. 2009;40:3443-3448