Le risque de nouvelle fracture reste élevé au cours des 15 années qui suivent une première fracture de hanche.
On sait qu’une première chute est annonciatrice à cours terme de nouvelles chutes et que les personnes qui ont été victimes d’une fracture de fragilité secondaire à une ostéoporose sont plus sujettes à de nouvelles fractures. Pour déterminer l’importance de ce risque de récidive sur le long terme, des investigateurs danois ont suivi pendant 25 ans une cohorte de près de 170 000 patients qui avaient eu une première fracture de hanche. En tout, 27 834 sujets ont fait une seconde fracture. L’incidence à 1 an était de 9% et de 20% à 5 ans. A 1 an, le risque de fracture était ainsi 2 fois plus élevé que dans la population générale et ne se normalisait que 15 ans après la fracture inaugurale. Les facteurs associés à cette majoration du risque étaient le sexe féminin, l’âge, l’alcoolisme, une histoire de fracture et le fait de vivre seul. La mortalité était également augmentée après une seconde fracture à 1 an chez les hommes (27% versus 9% dans le reste de la population) comme chez les femmes (21% versus 10%), ainsi qu’à 5 ans chez les hommes (64% versus 40%) et chez les femmes (58% versus 41%). Ces résultats ne peuvent que confirmer l’intérêt des programmes de prévention secondaires après une fracture de hanche.
Publié en Septembre 2009
Références : Ryg J et al. J Bone Miner Res. 2009;24:1299-1307