Les personnes âgées victimes d’une première fracture sont loin d’être systématiquement traitées contre l’ostéoporose malgré les bénéfices attendus contre le risque de récidive.
Etre victime d’une première fracture augmente de 2 à 5 fois le risque d’une seconde fracture. Dans le cas des sujets âgés, un traitement pharmacologique de l’ostéoporose peut toutefois réduire le risque de fracture de 40 à 60%. La fréquence des traitements de l’ostéoporose par des composés tels que la calcitonine, les œstrogènes, l’alendronate, l’etidronate, le raloxiféne ou le risedronate après une première fracture vient d’être évaluée à partir des données de l’étude américaine Pennsylvania Pharmaceutical Assistance Contract for Elderly (PACE). Durant les 6 années de suivi, 17 325 fractures de la hanche et 11 836 fractures du poignet ont été recensées sur une population initiale de 21 192 sujets de 82 ans en moyenne. Seule une personne sur cinq victime d’une première fracture a été traitée contre l’ostéoporose en prévention d’un second accident durant les 6 mois suivant cette fracture. Les personnes les moins souvent traitées contre l’ostéoporose sont les hommes, les personnes particulièrement âgées ainsi que celles présentant d’autres comorbidités.
Publié en Novembre 2003
Références : Solomon DH et al. Am. J. Med: 2003; 115, 398-400