Les pertes de mémoire sont plus fréquentes en cas d’anémie.
L’anémie est fréquente chez les seniors. Pour confirmer l’hypothèse selon laquelle une anémie, même faible, favoriserait le déclin cognitif, des épidémiologistes impliqués dans le suivi de la cohorte féminine intitulée Women’s Health and Aging Study II ont mesuré l’évolution des capacités intellectuelles de ces participantes sur 9 années. Ces 436 femmes avaient entre 70 et 80 ans lors de la première évaluation et étaient considérées comme anémiques si leur taux d’hémoglobine était inférieur à 120 g/l. Après prise en compte de l’âge et de la présence des diverses pathologies, celles qui souffraient d’anémie étaient plus lentes à effectuer les tests d’évaluation des fonctions exécutives comportant une épreuve visuo-spatiale. Au cours du suivi, leur mémoire déclinait également plus vite, en particulier la mémoire immédiate et la mémoire verbale retardée évaluée par l’aptitude à se souvenir d’une liste de mots. Pour l’instant, il ne semble pas qu’il y ait d’étude montrant que la correction de l’anémie retarde ou ralentisse ces pertes de mémoire.
Publié en Novembre 2009
Références : Deal JA et al. J Am Geriatr Soc. 2009;57:1604-1611