L’exercice physique associé à un accompagnement des soignants ralentit la perte d’autonomie dans la maladie d’Alzheimer à son stade précoce.
Réduire la dépendance des patients atteints de maladie d’Alzheimer et retarder leur placement en institution sont des préoccupations constantes des professionnels de santé, tout en représentant un problème de santé publique. Un groupe de soignants a été récemment sensibilisé sur le rôle potentiel de l’activité physique et de la qualité des soins chez les patients Alzheimer dont ils avaient la charge à domicile. L’autonomie ainsi que le score des sujets sur une échelle de dépression ont été évalués 3 mois et 2 ans après le début du programme de stimulation, et les résultats ont été comparés à ceux obtenus chez des sujets Alzheimer recevant leurs soins habituels. Au bout de 3 mois, les patients du groupe expérimental faisaient au moins 60 minutes d’exercice par semaine et avaient moins de journées d’inactivité totale que ceux du groupe témoin. Leur score global d’activité physique et de mobilité était également amélioré alors que celui des témoins avait empiré à 3 mois. Il en allait de même pour les scores sur les échelles de dépression avec une amélioration dans le groupe stimulé contre une dégradation chez les témoins. Deux ans après, ces différences se maintenaient, surtout lorsque la comparaison portait sur les patients les plus déprimés au départ. Si la moitié des personnes appartenant au groupe témoin était placée en institution durant ces deux années, cette proportion n’était que de 19% dans le groupe expérimental.
Publié en Décembre 2003
Références : Teri L. et al; JAMA: 2003; 290, 2015-2022