L’investissement des aidants ralenti le déclin cognitif des malades Alzheimer.
L’importance de l’implication de l’aidant en charge d’une personne démente a déjà été maintes fois mise en avant. Une équipe multidisciplinaire a examiné l’effet du niveau de proximité entre l’aidant et le malade sur le déclin cognitif et fonctionnel au cours de la maladie d’Alzheimer. Après leur diagnostic de démence, 167 patients ont été revus lors de 6 visites étalées sur une durée moyenne de 20 mois. Ce groupe comprenait 64% de femmes, dont l’âge moyen était de 86 ans. Leur démence évoluait depuis 4 ans environ. Le degré de proximité entre l’aidant et le malade était mesuré grâce à une échelle à 6 niveaux. Après ajustement selon la sévérité de la démence, les patients au sein des couples malade-aidant ayant le niveau de proximité le plus élevé avaient un déclin cognitif significativement plus lent. L’effet le plus net était observé lorsque l’aidant était le conjoint. Ces résultats qui montrent une atténuation du déclin cognitif chez les malades Alzheimer lorsque les aidants sont très proches des malades vont dans le sens de la théorie de l’investissement relationnel. D’après cette étude, des programmes destinés à renforcer le lien entre les aidants et les malades pourraient certainement aider à ralentir l’évolution des symptômes au cours de la maladie d’Alzheimer.
Publié en Novembre 2009
Références : Norton MC et al. J Gerontol B Psychol Sci Soc Sci. 2009;64:560-568