Quelle quantité de vitamine D prendre en hiver après 60 ans ?
La vitamine D est une vitamine liposoluble synthétisée dans l'organisme à partir d'un dérivé du cholestérol sous l'action des rayonnements Ultra Violet B de la lumière. On la trouve aussi dans certains aliments tels que la levure alimentaire, le germe de blé, les poissons gras, les huiles de poissons... Elle intervient dans l'absorption du calcium et du phosphore au niveau intestinal. Les sujets de plus de 60 ans sont plus à risque de présenter une déficience en vitamine D que les sujets plus jeunes. Les taux sérique de son métabolite, la 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D), devraient être compris entre 25 and 80 nmol/l. Quels sont les apports alimentaires en vitamine D nécessaires pour maintenir une concentration sérique de 25(OH)D suffisante pendant l’hiver, période de l’année où l’exposition au soleil est réduite ? Une étude en double aveugle versus placebo pendant 22 semaines a été mise en place auprès de 225 irlandais et irlandaises de plus de 64 ans à qui on a proposé aléatoirement une supplémentation par 0, 5, 10 ou 15 µg de vitamine D/jour entre octobre 2007 et mars 2008. Les auteurs ont observé une augmentation des taux sériques de 25(OH)D en relation avec la posologie administrée. La concentration sérique de 25(OH)D augmentait de 1,97 nmol/l pour chaque µg de supplémentation en vitamine D. L’apport minimum pour maintenir une concentration sérique de 25(OH)D d’au moins 25 nmol/l était de 8,6 µg/jour pour 97,5% des sujets. Les apports alimentaires nécessaires pour avoir des concentrations de 25(OH)D de 37,5, 50, et 80 nmol/l chez la majorité des sujets étaient respectivement de 17,2, 24,7 et 38,7 µg/jour, soit environ 700, 1000 et 1550 UI. Cette étude permet de préciser la posologie de la supplémentation hivernale en vitamine D nécessaire pour obtenir des taux sériques suffisants en vue d’une bonne santé générale et osseuse des personnes de plus de 60 ans.
Publié en Juin 2009
Références : Cashman KD et al. Am J Clin Nutr. 2009;89:1366-1374