Quelques mesures simples peuvent améliorer le sommeil des résidents en maison de retraite.

Cette revue de la littérature réalisée par des chercheurs californiens fait le point sur l’état des connaissances relatives au sommeil des seniors. Elle confirme que le rythme veille-sommeil se modifie avec l’âge. Les délais d’endormissement s’allongent, le temps de sommeil nocturne diminue, le nombre et la durée des éveils pendant la nuit augmentent et les phases de sommeil sont décalées. Les troubles du sommeil des seniors sont plus fréquents et plus sévères chez les personnes qui vivent en institution. Ils ont des conséquences négatives sur leur état de santé. Ces troubles sont le plus souvent secondaires à un syndrome démentiel, une dépression, une polymédication ou sont liés à des facteurs environnementaux qui perturbent l’architecture du sommeil et le rythme circadien. Certains de ces facteurs environnementaux peuvent être modifiés par des mesures simples en vue d’améliorer le sommeil des résidents : augmenter leur exposition à la lumière du jour, favoriser l’activité physique pendant la journée, éviter la lumière ou le bruit pendant la nuit, limiter les cohabitations difficiles entre résidents, adapter les horaires et la composition des repas en évitant les excès de café, les sodas, les repas trop légers ou trop lourds, surveiller la température dans les chambres, limiter la durée des siestes. La mise en œuvre de ces bonnes pratiques permet dans bien des cas d’améliorer sensiblement le sommeil des résidents et de diminuer la consommation d’hypnotiques.

 

Publié en Mars 2010
Références : Neikrug AB et al. J Nutr Health Aging. 2010;14:207-211.