Un allongement de la repolarisation ventriculaire constitue un facteur prédictif d’accident vasculaire cérébral chez les diabétiques de type II.
L’âge, l’hypertension artérielle, la fibrillation auriculaire ainsi que le fait d’être un homme constituent des facteurs de risque bien identifiés d’accident vasculaire cérébral (AVC). Les AVC sont également plus fréquents chez les sujets diabétiques. Cependant, l’influence des complications cardiaques souvent associées à cette pathologie sur la survenue des AVC n’était pas connue. La revue Stroke vient de publier une étude portant sur la valeur prédictive de l’allongement de la repolarisation cardiaque, évalué par la mesure de l’intervalle QT de l’ECG, sur l’incidence des AVC chez des patients diabétiques de type II. 471 patients âgés en moyenne de 61 ans lors du recrutement ont été suivis sur une période d’une durée médiane de 57 mois au cours de laquelle 40 AVC ont été recensés. A côté des facteurs de risque habituels tels que l’âge, des antécédents de pathologie cérébrovasculaire, une hypertrophie ventriculaire, un taux de cholestérol HDL bas ou une protéinurie, une valeur du QT corrigé ≥ 470 ms était un facteur prédictif indépendant d’AVC (risque multiplié par un facteur 2,2 à 2,9). Il reste à démontrer, ainsi que le soulignent les auteurs, si des études d’intervention seront susceptibles de modifier ce facteur de risque.
Publié en Novembre 2003
Références : Cardoso CRL et al; Stroke: 2003; 34, 2187-2194