Un faible taux de testosterone circulant est corrélé à une moins bonne compliance artérielle et une augmentation de la vitesse de l’onde de pouls.
Une rigidification des gros troncs artériels est presque systématiquement observée au cours du vieillissement. Elle provient d’une augmentation de collagène dans la paroi des vaisseaux, d’une baisse relative des fibres d’élastine et d’une glycation des protéines de structure. Est-elle aussi liée au statut en androgènes chez l’homme ? Dans un travail récent, les taux circulants de testostérone, de sa protéine de liaison plasmatique et de DHEAS ont été mesurés chez 55 hommes de 71 ans en moyenne. La compliance systémique était corrélée positivement à l’index de testostérone libre calculée à partir du taux d’hormone et de sa protéine de liaison. Cet index était inversement corrélé à la vitesse de l’onde de pouls mesurée entre la carotide et l’artère radiale. Cette corrélation était indépendante de l’âge, de la pression artérielle, du cholestérol, de l’index de masse corporelle ou du rapport tour de taille/tour de hanche. Le taux de DHEAS circulant était lui corrélé à la vitesse de l’onde de pouls seule. Les auteurs suggèrent que l’augmentation de risque de maladie cardiovasculaire rapportée chez les sujets ayant des taux bas d’androgènes pourrait s’expliquer par une rigidification des gros troncs artériels.
Publié en Décembre 2003
Références : Dockery et al; J. Am. Geriat. Soc: 2003; 51, 1627-1632