Un même déficit en substances anti-oxydantes circulantes est observé chez les malades Alzheimer et chez les sujets atteints d’un déficit cognitif léger.
De nombreux travaux laissent à penser que les phénomènes de stress oxydatif pourraient jouer un rôle important dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Certaines études épidémiologiques ont en particulier montré l’existence d’une relation entre le niveau de substances anti-oxydantes circulantes et les performances cognitives ainsi qu’entre le risque de déclin cognitif et la peroxydation lipidique. Une équipe italienne vient de mesurer les concentrations circulantes de substances anti-oxydantes telles que les vitamines A, E, C ainsi que de divers caroténoïdes (lutéine, zéaxanthine, α- et β-carotène, lycopène et β-cryptoxanthine) chez des sujets de 76 ans en moyenne, atteints de maladie d’Alzheimer ou seulement d’un déficit cognitif modéré. Les activités enzymatiques de la superoxyde dismutase et de la glutathion peroxydase ont été également mesurées. Les niveaux, tout comme les activités, des anti-oxydants étaient diminués de façon identique et significative dans les deux groupes de patients, comparativement aux sujets contrôles de même âge. Les auteurs suggèrent ainsi que la détérioration des fonctions cognitives pourrait être prévenue par une alimentation enrichie en anti-oxydants.
Publié en Novembre 2003
Références : Rinaldi P et al; Neurobiol Aging: 2003; 24, 915-919