Une étude réalisée sur une population de jumeaux de plus de 80 ans montre que l’aspirine diminue le risque de maladie d’Alzheimer.
Le bénéfice potentiel des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) dans la survenue d’une démence de type Alzheimer n’a pas pu, en dépit de nombreux essais, être jusqu’à présent mis en évidence de manière formelle et les études contrôlées dans cette indication font toujours défaut pour cette classe de composés. Les co-morbidités, les durées de traitement ainsi que les doses d’AINS utilisées sont parmi les facteurs susceptibles de perturber la mise en évidence d’un éventuel effet neuro-protecteur des AINS. Les résultats obtenus dans le cadre de l’étude OCTO-Twins qui se poursuit actuellement en Suède sur des jumeaux très âgés (au total 702 sujets âgés à l’inclusion de 80 à 99 ans) apportent des informations très positives en ce qui concerne l’utilisation de l’aspirine en particulier. En effet, à l’issu d’un suivi de 9 années, il apparaît que les utilisateurs de fortes doses d’aspirine avaient une plus faible prévalence de démence de type Alzheimer et un moindre déclin cognitif que ceux qui n’en consommaient pas.
Publié en Septembre 2003
Références : Nilsson SE et al; Eur J Clin Pharmacol: 2003; 59, 313-319