Une prise régulière d’anti-inflammatoires diminuerait le risque de maladie d’Alzheimer.
De nombreux travaux montrent que des processus inflammatoires seraient associés à la pathogenèse de la maladie d’Alzheimer. Si plusieurs études ont tenté de démontrer un bénéfice des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) dans l’apparition et la progression de la maladie, des résultats contradictoires ont été parfois rapportés. Une méta-analyse réalisée sur un ensemble d’études de cohorte et d’études cas-contrôles concernant l’association entre l’utilisation d’AINS et le risque de maladie d’Alzheimer, vient d’être publiée. Les résultats de cette analyse montrent que les utilisateurs d’AINS ont un moindre risque de développer une maladie d’Alzheimer et que cet effet bénéfique est corrélé à leur durée d’utilisation. Le risque relatif passe en effet de 0, 95 pour une prise de courte durée, à 0,27 pour une utilisation de plus de 2 ans. Des études contrôlées s’avèrent cependant nécessaires afin de confirmer ces données.
Publié en Juillet 2003
Références : Etminan M et al; Brit Med J: 2003; 327, 128-132