Une utilisation régulière d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens serait associée à une préservation des fonctions cognitives chez le sujet âgé.
Un processus inflammatoire semble être fréquemment associé au déclin physique et mental des personnes âgées. Il apparaissait donc logique d’analyser l’impact d’une utilisation d’anti-inflammatoires au long cours sur l’évolution des performances cognitives chez les seniors. Une enquête a ainsi été réalisée sur une cohorte de 13 255 femmes qui utilisaient régulièrement ou non de l’aspirine ou de l’ibuprofène. Elles étaient âgées de 70 à 81 ans au départ de l’étude. Leur fonction cognitive était évaluée par téléphone à l’aide d’une batterie de 6 tests, réalisée à 2 ans d’intervalle. Comparées aux femmes qui ne prenaient jamais d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens, celles qui utilisaient régulièrement de l’ibuprofène depuis plus de 8 ans avaient une diminution de 25% du risque relatif d’avoir un score cognitif amoindri lors de la première interview. Leur risque de voir leurs performances diminuer au cours des 2 années d’observation était également plus faible. Les effets de l’aspirine étaient beaucoup moins clairs.
Publié en Juin 2003
Références : Kang JH et al; Neurology: 2003; 60, 1591-1597